Discographie
Fiche Technique
The Rainbow Children
Titre The Rainbow Children
Période d'enregistrement deuxième semestre 2000 et premier trimestre 2001
Date de sortie

17/10/2001 (mp3)
20/11/2001 (CD)

Label NPG Records / Redline Entertainment
Formats disponibles MP3 / CD / double LP
Contenu

01. Rainbow Children
02. Muse 2 The Pharoah
03. Digital Garden
04. The Work, Pt 1
05. Everywhere
06. The Sensual Everafter
07. Mellow
08. 1+1+1 is 3
09. Deconstruction
10. Wedding Feast
11. She Loves Me 4 Me
12. Family Name
13. The Everlasting Now
14. Last December

Singles

The Work Pt1 / U Make My Sun Shine
She Loves Me 4 Me (Promo et mp3 only)

Description détaillée titre par titre de "The Rainbow Children" (c) Calhoun Square

01. Rainbow Children

Le titre débute par un rythme énergique et assez jazzy sous la voix du narrateur, avant que n'interviennent le saxo et surtout la guitare... le refrain, chanté en choeur, est plutot entrainant et reste très facilement dans la tete ("Just like the sun, the rainbow children rise..."). Le titre introduit l'histoire d'un homme, The Wise One, et de sa famille. Cet homme connait la vérité sur les lois divines et est censé la transmettre à sa femme et à ses enfants. On apprend que The Wise One et sa femme sont sollicités par The Resistant pour passer du coté obscur ou quelque chose comme cela. The Resistant essaie tout d'abord avec la femme de The Wise One, car la foi en Dieu de ce dernier est trop forte pour être combattue. Manifestement, il s'agit de l'histoire de Adam et Eve mais ces derniers ne sont jamais cités. La phrase "Reproduction of the new breed leader. Stand up and organize!", extraite de "Sexuality", est reprise dans ce morceau. On apprend ensuite que The Wise One est rassuré car si sa femme se retrouve bannie du "Rainbow Children", Dieu lui en enverra une autre de toute façon (?!!!). Le morceau se termine sur des choeurs en "aaaah" tandis que Najee exécute un solo de saxo qui va crescendo. Derrière, le groupe s'énerve sensiblement et les voix de Millenia (le groupe de quatre filles) ajoutent de l'intensité aux choeurs.

 

02. Muse 2 The Pharaoh

La musique change ensuite pour un morceau moins rapide, mais dans la même veine que le précédent : "Muse 2 The Pharaoh". Le morceau débute comme une ballade avec un joli petit solo de guitare jazzy, qui se transforme rapidement en quelque chose de plus rock'n'roll. Arrive alors la flute de Najee. On croirait presque un segue, car la suite du morceau est assez différente. On retrouve le rythme jazzy de la batterie de John Blackwell. Le tempo reste cependant assez cool. Dans cette chanson, il semble que The Wise One accueille la nouvelle femme qui lui est envoyée par Dieu, et tente de la séduire pour qu'elle devienne sa Reine (pour cela elle doit réciter le Paragraphe 31 Verset 10 !!). Ainsi, il s'agit d'une métaphore entre The Wise One et le prétendu Pharaon qui sont une seule et même personne. Il est indiqué que cette femme porte "le futur de la nation" dans sa beauté. Le morceau, musicalement, a un feeling très live... on pourrait dire que c'est une des meilleure ballade de ce type jamais écrites par Prince... une des plus accessibles en tout cas, sans tomber dans la niaiserie.

 

03. Digital Garden

Un assez long segue musical arrive alors, cette pièce de musique débute par une série d'impro aux claviers avant qu'un rythme aux Bongos n'intervienne. Ce sont les seuls percussions samplées de l'album, car John Blackwell tient la batterie sur tous les morceaux. Les paroles principales de cette portion sont : "Love, like a rose in bloom. All of the Rainbow Children will feel it soon". Vient alors une nouvelle narration à propos de The Banished Ones (ceux qui ont été bannis). A ce moment, le style musical change pour revenir au "live" avec un solo de guitare violent. The Banished Ones approchent du palais en criant des obscénités, et essayant de compromettre The Rainbow Children et leur Roi. Pour cela, ils ont utilisé les mensonges relayés par les journaux (whosepapers), la télévision (hellavision) and les magazines (scagazines). The Banished Ones construisent un Jardin Digital (rrrr... zzz) autour du Palace... Ils demandent une rançon pour quitter le Palace, ce que The Wise One leur fournit aussitot. Ils partent alors pour MendaCity (mendacity = mendicité) et les Rainbow Children commencent alors à démonter le Jardin Digital...Après cela le narrateur continue : "door 2 door they went in search of those willing 2 do the work". Débute alors "The Work, Part 1".

 

04. The Work, Pt 1

Cette pièce de musique est le morceau qui a été téléchargé en avril 2001 sur Napster, sauf qu'il s'agit là de la version de l'album, légèrement rallongée par rapport à celle que l'on connait. L'ajout se situe juste avant le pont, et ne concerne que la répétition de la phrase "willing 2 do the work" par Millenia, avec la guitare soul qui continue en solo derrière.

 

05. Everywhere

Après "The Work", une nouvelle narration commence. "From all over, the people came 2 do The Work. And with every phase of the deconstruction the Everlasting Now became evermore a reality. Everywhere the people were witnessing a change, but the alchemy occured most in the Muse...". Il s'agit de l'intro de "Everywhere". Cette chanson est plus du point de vue de la Muse. Elle débute par une femme qui chante : "There's a place I want 2 go / Where the milk and honey flow / Without God it wasn't there / Now I feel it Everywhere". Le morceau débute sur un rythme enlevé avec les cuivres des Hornheads. Le refrain est un peu enfantin et chanté en choeur, rappelant les comédies musicales des années 70. Le rythme musical change plusieurs fois dans la chanson. Le titre se termine doucement avec une sorte de chorale qui répète inlassablement le refrain. Une nouvelle narration débute : "2 all his good brothers the Wise One spoke highly of his Muse, because her love 4 the one true God was growing with every passing day. So he said, '2 all a good night', sent them 2 bed early and invited his Muse 2 join him in the Sensual Everafter...". En gros, la foi de la Muse grandit chaque jour, ce qui permet au Roi de l'inviter a le rejoindre... on retrouve ici le thème classique chez Prince de Dieu = sexe ou "The Sensual Everafter".

 

06. The Sensual Everafter

Ce morceau est un segue midtempo débutant une nouvelle fois par de la guitare et un solo de basse. Le style musical rejoint un peu celui du deuxième CD de "Emancipation". Il s'enchaine avec le titre suivant, "Mellow".

07. Mellow

The Wise One tente de séduire sa Muse. Les paroles sont toutefois particulièrement incohérentes. "Wanna get lost in the mellow / Mellow of my mind / Chop a tree / Pay the cost / I'd rather have a glass of U that's fine / Come on over baby 'round 7 / Chill in ur favorite chair / U can watch a tape of this mellow afterparty / Macy and Common were there / Besides, u know it takes awhile 4 me 2 do my hair." La mélodie est plutot planante mais rejoint toujours l'unité musicale de l'album, avec batterie de Mr Blackwell et flute de Mr Najee. Les cuivres de Hornheads sont également là, et agrémentent ce morceau midtempo, qui rappelle parfois, en moins rapide, "She Spoke 2 Me". La narration continue. Bien entendu, la séduction fait son effet... Il est alors demandé à la Muse de répéter la phrase "1+1+1=3".

 

08. 1+1+1 is 3

Progressivement, le beat à la batterie de la chanson suivante s'installe accompagné de la basse... on sent venir quelque chose de grand... les attaques de claviers, et la guitare rythmique qui arrivent ensuite, avec les handclaps nous ramènent tout droit en... 1986 ! Il ne reste plus que les vocals pour terminer de nous scotcher au morceau... attention, c'est un tube dans le pur style Prince funky de la grande époque! Tout y est, nappes de claviers, nombreuses petites voix différentes, etc..."Erotic City" mélangé à "Scarlet Pussy"... L'idée du morceau est que la société doit être conduite par Dieu et pas par l'homme. "If U wanna b with me, aint no room for disagree / 1+1+1 is 3." ou "Moneyapolis sing-Rainbow Children / raise ur hands / If we cant do it / NOBODY CAN!". L'explication de 1+1+1 is 3 a été donné par Larry Graham, qui assistait aussi aux discussions sur l'album. Il s'agit (on s'en serait douté) de Dieu + mari + femme. Il semble que dans les Ecritures, cette unité est donné comme indestructible. Prince ajouta que c'est pour cela que Larry et sa femme Tina étaient encore ensemble.

 

09. Deconstruction

Il s'agit d'un segue planant avec nappes de claviers et bruits de foule... la guitare électrique des autres segue revient pour un petit solo... Le narrateur nous apprend que "The Banished Ones fled as they watched the destruction of the digital garden, from a distance. The HAZE was finally broken!" The world is awakened spiritually and we find the Muse awaking, only this time, as the Queen". En gros, les bannis ont constaté la destruction du jardin digital et sont tombés en désuétude. Le monde s'est alors réveillé spirituellement et c'est alors que la Muse s'éveille pour la première fois en tant que Reine.

 

10. Wedding Feast

Kip Blackshire introduit ce morceau a capella, avant que ce ne soit Millenia qui chante cette pièce folle et rapide, toujours a capella... l'idée de la comédie musicale façon Mary Poppins revient... Les paroles sont un peu gnan-gnan et rappellent les plus mauvaises heures de Prince ("Graffiti Bridge") : "Now there must b a wedding / Now there must b a feast / A feast, a feast / A smorgasbord at least / A brunch, a munch / Or cake if just a piece / Not just a vat of chitlins / Or turkey meat U c / We r what we eat / So we must eat a leaf / We'll dine under a tree / Unless it snows!". Cette partie est toutefois relativement courte, et finalement plutot amusante...

 

11. She Loves Me 4 Me

Une nouvelle chanson débute : "She Loves Me 4 Me", une ballade midtempo très douce qui est l'une des rares vraies chansons de l'album, comme "The Work". Comme son titre l'indique, la chanson parle de The Wise One qui se réveille auprès de la femme qui l'aime pour ce qu'il est lui-même. Une femme qui pourra lui dire ses secrets et qui ne dira rien de méchant derrière son dos (bouh la vilaine!!). Le morceau n'a rien de très innovant mais comprend une maturité musicale qui fait qu'on a l'impression que Prince n'avait jamais fait ce type de morceau auparavant.

 

12. Family Name

Vient une nouvelle narration. Cette portion musicale est assez intéressante, elle part sur un très bon fond musical et indique que les termes "noirs" et "blancs" sont fallacieux. L'histoire devient peu claire et alambiquée, il semble que Le Pharaon et sa Reine vont chercher leur contrat de mariage et qu'ils doivent indiquer leur ascendance raciale. Une façon comme une autre de jeter un petit mot anti-racisme dans l'album. Vient alors une scène en flash back à Londres dans les années 1600, qui explique que les esclaves voyaient leurs noms changés une fois arrivé sur place, pour un nom d'esclave : "What's ur name boy?" -"Abu Cah." -"Well it ain't now, it's Tom Lynch!" . Je ne sais pas si cette mention est correcte historiquement. Le morceau en lui meme ne vient que beaucoup plus tard, mais curieusement le passage précédent n'est pas considéré comme un segue dans le track listing. Le titre est une chanson à propos de l'esclavage et du changement de nom des esclaves (ça ne vous rappelle rien? Prince qui inscrivait 'Slave' sur sa joue quand il avait changé de nom lors de la guerre avec la Warner). C'est un titre chanté en falsetto, groovy et uptempo, construit bizarrement (dans l'esprit funk), qui se termine par un solo de guitare péchu avec des pointes de basse trash façon "Daisy Chain". Un sample de Dr. Martin Luther King, Jr's le fameux "Free At Last" (déjà utilisé en 1996 lors du concert Emancipation proclamation) clot le morceau sous les applaudissements de la foule.

 

13. The Everlasting Now

Le rythme change brutalement pour un nouveau morceau de funk terrible... rythmique disco, basse funky, refrain définitivement funk, le tout guidé par des guitares rythmiques... Les parties de cuivres sont jouées aux claviers, comme au temps de The Revolution. Bien évidemment, un nouveau solo de guitare vient se positionner vers le milieu de la chanson. Le titre devrait incontestablement etre l'objet des jams finaux lors des prochains concerts! :-) Le thème du racisme devient celui de l'injustice sociale : "See this girl / In her make-up world / Plastic boobs and clip-on curls / Round the pole / See her big butt twirl / These are the dreams / That do unfurl / Never everlasting." La narration interrompts brutalement la chanson en disant "from this day forward til times indefinite, those who love Christ r the ones who benefit." Puis le morceau continue sur un break avec un rythme latino et des arrangements différents puis revient au refrain, et s'enchaine avec le titre suivant : "Last December".

 

14. Last December

Le morceau débute à la guitare électro acoustique, comme sur "Count The Days", mais en plus rapide. Il s'agit toutefois d'un tempo relativement lent, une ballade inspirée. Le morceau s'envole un peu lors du refrain Gospel-isant qui dit : "In the name of the Father / In the name of the Son / We need 2 come 2gether as one", puis revient à un niveau plus cool mais cependant plus élevé que lors du début. La chanson conseille de réfléchir sur votre vie, peut être au moment de la mort, de penser a ce que vous avez étudié et à ce que les gens retiendront de vous. Le pont musical permet à Larry Graham de lancer son solo de basse, tandis que Prince attaque à la guitare dans un passage plus violent. Nouveau retour à la musique plus cool, puis le morceau se termine par des "ha-aaaa-aaaa" à la fin, peut etre un peu trop enfantins. Quelques instants de silence, puis les voix de Millenia répétant "one, one, one..." reviennent avant de s'éteindre pour de bon.